Climat : Jean Jouzel / Hervé Le Treut (compte rendu)

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1. Introduction :


En février 2023, la revue La Pensée écologique publie une interview de Jean Jouzel et Hervé Le Treut consacrée au climat. L’entretien, mené par Dominique Bourg, paraît environ un mois avant la publication de la synthèse du sixième rapport du Giec.

1. 1. Les auteurs :

Jean Jouzel et Hervé Le Treut sont deux scientifiques du climat reconnus. Ils ont dirigé l’Institut Pierre-Simon Laplace, un centre de recherche sur l’environnement. Tous deux ont participé à plusieurs rapports du Giec : trois pour Le Treut, quatre pour Jouzel.

1. 1. 1. Hervé Le Treut :

Hervé Le Treut, médaillé de bronze du CNRS, est spécialiste de la modélisation climatique. Il a écrit plusieurs ouvrages, dont Climat et civilisation, un défi incontournable (2022) et Le devenir du climat. La prise de conscience (2022), coécrit avec Jouzel et Bourg.

1. 1. 2. Jean Jouzel :

Jean Jouzel, médaillé d’or du CNRS, est spécialiste des climats passés. Ses travaux permettent de mieux comprendre l’évolution future du climat. Il est l’auteur de Climats passés, climats futurs (2019) et Climat : Parlons vrai (2020).

1. 2. Structure du livre :

L’ouvrage se divise en trois sections : 1) « Histoire des sciences du climat » ; 2) « Climat et société : communication, lobbying et climato-scepticisme » ; 3) « Climat : qu’est-ce qui nous attend désormais ? ». Nous en proposerons une lecture sélective pour répondre à trois questions : qu’est-ce que le climat ? Comment interagissent science et opinion publique ? À quoi ressemblera le climat du futur ?

1. 3. Plan de lecture :

Ce compte rendu met en lumière les défis auxquels la recherche scientifique fait face en pleine crise climatique. D’un côté, les chercheurs doivent créer des concepts solides pour comprendre un monde en constante évolution. De l’autre, ils doivent rendre des données complexes accessibles à tous. Enfin, la philosophie peut offrir des outils précieux pour mieux penser et interpréter les sciences du climat. Nous essaierons de le démontrer.

2. Ce qu’est le climat ; ce qu’il n’est pas :

2. 1. Climat ou météo ?

En premier lieu, Dominique Bourg donne aux lecteurs certaines caractéristiques du « climat » qu’elle distingue de la « météo »1 :

ClimatMétéo
« Hors sensation », « abstrait », « global »« Éprouver », « ressentir »
« Long cours », « au moins une dizaine d’années »« Saisons »
« Modèles du GIEC », « construction statistique », « foule de données », « équations Navier-Stokes de la mécanique des fluides »« Équations Navier-Stokes de la mécanique des fluides »
« Évolution de la température moyenne sur Terre » ; « vague de chaleur » ; « événements extrêmes »« Variations météorologiques » ; « vagues de chaleur » ; « événements extrêmes »
« Risque et incertitude »« Prédictibilité »

Cependant, en observant bien les deux colonnes (qui tendent à reproduire la distinction conceptuelle mise en place), on peut voir certains recoupements. Les deux concepts ne sont donc pas exclusifs.

Certes, la météorologie et la climatologie sont deux champs d’études distincts, mais Jean Jouzel remarque à raison qu’il est tout de même possible de ressentir le changement climatique :

« entre ma jeunesse – les années 1950, 1960 – et aujourd’hui en France, il y a près de deux degrés de réchauffement, et c’est tout à fait perceptible. Par exemple, dans ma Bretagne natale il y a beaucoup moins d’hivers avec neige qu’il n’y en avait dans mon enfance. Ainsi, à l’échelle d’une génération, il est quand même possible d’avoir une perception du climat et de son évolution. »

Il conclut assez justement : « un degré, ce n’est pas neutre, et c’est même perceptible. »

2. 2. Une petite chronologie de la modélisation du climat :

A la suite de cette clarification, Jean Jouzel retrace rapidement l’histoire de la modélisation du climat avec ses moments clés :

Au fil du temps, les modèles deviennent de plus en plus performants. En plus de l’atmosphère, on intègre désormais l’océan de surface aux modèles (après les années 1980). De 1962 à 2021, la modélisation du climat de la Terre progresse à grand pas. Les prix Nobel de physique de cette année en attestent (Syukuro Manabe et Klaus Hasselmann) : « pour la modélisation physique du climat de la Terre et pour avoir quantifié la variabilité et prédit de façon fiable le réchauffement climatique. »

Hervé Le Treut va plus loin dans la conceptualisation du climat. Pour lui, le climat fait intervenir la notion de « système » pouvant regrouper plusieurs éléments, dont : i) l’atmosphère ii) les océans iii) la biosphère iv) la noosphère v) ou encore la manière dont sont construites nos villes et leurs bâtiments. Il revient également sur un des éléments du tableau que nous n’avions pas encore traité : la notion de risque.

2. 3. Prédictibilité et hasard :

En effet, pour Hervé Le Treut, ce qui différencie le climat de la météo, c’est la prédictibilité des résultats, directement corrélée à l’échelle de temps prise en compte :

« Il est possible de prévoir la météo à courte échelle de temps, jusqu’à une dizaine de jours. Mais aucune possibilité semblable sur des périodes plus longues, celles du climat. »

Il précise également que ces risques ne proviennent pas forcément d’un manque de connaissances ou d’un retard technique. Selon lui, certains aléas pourraient être tout simplement incompressibles. Hervé Le Treut distingue alors deux conceptions du hasard qu’il cherche à articuler : i) un hasard lié à nos limites cognitives ou technologiques, et ii) un hasard fondamental, impossible à réduire, quelles que soient nos avancées scientifiques.

Ces deux conceptions, prises isolément, apparaissent incompatibles. En revanche, en introduisant une troisième idée — iii) il existe peut-être plusieurs formes de hasard —, Hervé Le Treut ouvre une voie intermédiaire. Cette approche reconnaît l’existence possible d’un hasard incompressible, sans en définir précisément l’étendue. Ainsi, il propose une vision nuancée du hasard, à mi-chemin entre déterminisme et indétermination, avant de conclure sur ce point :

« La seule chose que l’on peut vraiment prévoir [concernant le climat], ce sont donc les risques – ces risques que, paradoxalement, on oublie très souvent. »

2. 4. Pas des concepts philosophiques ?

Cette première approche du concept de climat met en exergue deux éléments : i) le climat fait intervenir la notion de hasard, qui le différencie en cela de la météo ii) et le climat peut être qualifié de système, parce qu’il met en relations différents éléments (atmosphère, océans…). Aussi, la simple analyse d’un concept devient rapidement touffue, complexe.

Pour cette raison, je ne me risquerai pas à faire comme ces « deux petits vieux », dont parle le physicien Carlo Rovelli2, assis sur un banc public :

« « Aaaah », dit l’un, la voix tremblante, « tous ces scientifiques qui prétendent pouvoir étudier la conscience, ou le début de l’univers ». « Ohh, dit l’autre, quelle absurdité ! Bien sûr qu’ils ne peuvent pas comprendre ces choses. Mais nous, nous les comprenons ! » »3

Néanmoins, la question de savoir ce qu’est le climat pourrait figurer dans la liste des sujets de Carlo Rovelli : « Qu’est-ce que l’espace ? Qu’est-ce que le temps ? Qu’est-ce que le « présent » ? Le monde est-il déterministe ? » car « il est clair que les apports de la pensée philosophique passée et actuelle ne peuvent être ignorés lorsqu’on aborde ces sujets. »4

3. Présenter des données : la science et l’opinion publique

Le climat peut être présenté de manière abstraite (avec par exemple une moyenne de température à la fin du siècle, qui n’existe que virtuellement et qui donc échappe à toutes perceptions), mais aussi – et c’est désormais l’approche qu’utilise le Giec – par le biais des événements extrêmes qui nous ramènent de force à la réalité du dérèglement climatique.

Jean Jouzel explique que si le Giec a échoué quant à la communication auprès du grand public, l’objectif était avant tout d’avertir et de conseiller au mieux les dirigeants politiques. Il estime que ce dernier objectif a été accompli, mais non le premier.

3. 1. Climatoscepticisme :

Un fait intéressant est relevé par Dominique Bourg :

« quelques jours après la publication du sixième rapport du Giec, la partie sur les bases physiques, début août 2021, Le Figaro a encore donné la parole à deux climato-sceptiques. »

Le climato-scepticisme reste présent, notamment dans les médias, où il contraste avec le peu de temps d’antenne consacré au climat sur les chaînes privées (de 0,05 % à 1,9 % du temps d’antenne5).

Il semble cependant que ce scepticisme néfaste ne puisse se réduire à la seule « irrationalité des masses »6.

3. 2. Une autorité scientifique ?

Jean Jouzel souligne d’ailleurs que le scepticisme n’est pas en soi une mauvaise chose, c’est même le propre de l’activité scientifique que de douter. Il rejoint en cela Jean Bricmont qui explique : « parler d’autorité scientifique est, en un sens, un oxymore, parce que l’essence de l’attitude scientifique […] consiste précisément en un scepticisme radical par rapport à l’argument d’autorité. »7

3. 3. Un scepticisme raisonnable ?

Néanmoins, sachant les efforts de certains industriels afin de dissimuler volontairement des données concernant l’impact environnemental de leurs activités, il est malhonnête de remettre en doute la réalité du changement climatique. A ce propos, comme l’explique Bernadette Bensaude-Vincent8, se référant à une étude désormais célèbre9 :

« Pendant plusieurs décennies, des données minimisant les méfaits du tabagisme sur la santé ont été propagées contre les résultats alarmistes. De même, les données suggérant l’impact des activités humaines sur le changement climatique ont été longtemps dissimulées, et sont encore contestées. Preuve est faite d’une méconnaissance entretenue par certains travaux scientifiques faisant volontairement obstacle à l’information du public. »

Les lobbys reconnaissent le changement climatique et son origine humaine — autrement, ils n’auraient aucune raison d’en dissimuler la réalité.

4. Climats futurs

La dernière section du livre se concentre sur les caractéristiques probables de notre climat futur. Nous reprenons la structure et les titres des sous-parties qui nous semblent suffisamment clairs.

4. 1. La chaleur humide :

Afin de réguler notre température intérieure autour des 37°C, nous évacuons la chaleur par la transpiration, et plus précisément son évaporation. Cependant, avec une chaleur extrême, de 35°C à 36°C, en plus d’un degré d’humidité qui dépasse les 80 % et se rapproche des 100 %, le corps ne parvient plus à évacuer correctement la chaleur.

Si les conditions initiales perdurent, ce phénomène provoque irrémédiablement une augmentation de la température interne, qui à terme entraine la mort. Cette notion de chaleur humide est une condition suffisante pour caractériser certains espaces d’inhabitables.

En effet, selon le Giec l’inhabitabilité (d’une région) se définit comme suit :

« régions […] où on ne peut pas aller travailler normalement dehors, avoir une activité physique ou sportive, justement parce que cette température humide est dépassée. »

C’est une réalité plus que perceptible, et ces régions existent déjà. Elles s’étendent actuellement du Moyen-Orient jusqu’à la Chine. Selon Jean Jouzel : « toutes ces régions (Afghanistan, Pakistan, une partie de l’Inde…), et toutes les régions de l’Asie du Sud-Est et des régions de la Chine seront touchées », sans oublier la partie tropicale de l’Amérique latine.

Le problème est particulièrement préoccupant dans les zones densément peuplées, comme cette région de Chine évoquée par Jean Jouzel, où vivent aujourd’hui près de 500 millions de personnes. Si la migration humaine peut sembler une solution possible — malgré ses lourdes difficultés —, il est impensable d’imaginer un tel déplacement pour l’ensemble du vivant, qu’il s’agisse des animaux à sang chaud ou des végétaux. Les épisodes de chaleur humide apparaissent ainsi comme un facteur majeur d’aggravation de la perte de biodiversité.

4. 2. La crise alimentaire :

Sachant que toutes les plantes arrêtent leur activité photosynthétique entre 40 et 45 degrés, il est inévitable de penser le problème de l’affaiblissement des capacités de production alimentaire à l’aune de la crise climatique.

Dominique Bourg met en avant plusieurs facteurs affaiblissants : i) vagues de chaleur et changement de régime des précipitations ii) augmentation de la chaleur en lien avec l’augmentation de l’appétit des ravageurs iii) possible diminution de l’apport nutritif de certaines plantes en lien avec la chaleur iv) perte importante lors des récoltes du fait d’une météo heurtée (période printanière chaude, suivie d’une période longue de froid).

Au vu des explications fournies par Hervé Le Treut, il semble difficile d’établir « un cadre large » concernant les sciences sociales. Il explique qu’une « symbiose précise entre les différentes disciplines est devenue absolument nécessaire », sans qu’elle soit pourtant effective aujourd’hui. Cela montre bien à quel point la crise climatique est un problème complexe mettant à l’épreuve tant les sciences naturelles et physiques, que les sciences sociales.

4. 3. Le principe d’habitabilité :

Jean Jouzel établit plusieurs causes d’inhabitabilité : i) la réduction des régions côtières (du fait de l’élévation du niveau de la mer) ii) l’absence de sécurité alimentaire (due aux sécheresses à répétition) iii) les événements extrêmes iv) la chaleur humide (empêche l’activité normale l’été) v) l’augmentation des risques de conflits (accès à l’eau).

D’après Jean Jouzel, après 2050, on pourrait avoir jusqu’à un million d’habitants dans nos régions côtières qui seraient affectés par des risques de submersion temporaire :

« Quand on a une maison dans un endroit qui est à risque de submersion, on est presque obligé de la quitter, même si le phénomène n’arrive que tous les deux-trois ans. »

L’élévation du niveau de la mer a également pour effet de saliniser les nappes phréatiques lors des submersions. Le phénomène est déjà visible dans certaines régions et se traduit par une diminution progressive de la fertilité des sols, désormais gorgés de sel. Le problème central ne serait donc pas l’élévation du niveau de la mer, mais bien les submersions temporaires.

4. 4. Le problème de la fonte du permafrost :

Le pergélisol (ou permafrost) correspond à l’ensemble des sols gelés que l’on peut retrouver en Sibérie, par exemple, et qui n’ont pas dégelé depuis le dernier maximum glaciaire. Chaque année, la température estivale augmente et ainsi chaque été, une petite fraction de sol supplémentaire dégèle.

La fonte de ce pergélisol implique deux conséquences distinctes : i) le relargage de méthane ou de CO² ii) la remise en circuit de virus.

Cependant, l’augmentation de la température liée au relargage du méthane emprisonné ne serait que d’un ou deux dixièmes de degrés. En avançant ces données, Jean Jouzel insiste sur la prévalence incontestable des émissions d’origines anthropiques comme majoritairement responsables du dérèglement climatique :

« Ce que je veux dire, c’est que ce seront toujours nos émissions qui seront largement majoritaires, or il arrive parfois que certaines personnes veulent oublier notre responsabilité en disant : « le permafrost va fondre ». Non ! Ce sont toujours nos activités qui seront majoritaires. »

Le second risque « tient plus de la science-fiction » pour Jean Jouzel. En effet, jusqu’ici, le phénomène de relargage de virus semble très limité (« un cas d’anthrax »).

4. 5. La question du « progrès » dans le réchauffement climatique :

Qu’est-ce que la géoingénierie ? Pour Hervé Le Treut, « c’est un mot un peu passe-partout […] qui désigne des « choses » très différentes avec la même sémantique. »

Ce terme regroupe donc deux sens différents, et même opposés : i) fait référence à des situations souhaitables qui sont difficilement réalisables ii) fait référence à des choses qu’on ne voudrait pas réaliser, parce qu’elles sont très dangereuses.

C’est le cas par exemple du refroidissement de la planète par injection d’aérosols dans la haute atmosphère. C’est possible, mais cela reviendrait à rajouter de l’instabilité dans le système déjà déséquilibré.

À l’inverse, la définition plus rigoureuse de la géoingénierie — c’est-à-dire les solutions de captation ou de séquestration du CO₂ en lien avec la biodiversité — semble difficile à concrétiser. Jean Jouzel souligne à juste titre les failles éthiques de la « géoingénierie naïve », soit la première forme évoquée.

Même si une telle injection d’aérosols fonctionnait sans effets négatifs, « le véritable risque, c’est qu’il faudrait augmenter la dose à mesure que l’on laisse augmenter l’effet de serre. Or, si dans vingt ou trente ans on est obligé d’arrêter, à cause d’une guerre ou pour n’importe quelle autre raison […], le degré qui aurait été évité […], on le prendrait en deux ou trois ans, au lieu de trente… »

Ces questions relèvent peut-être davantage de la réflexion philosophique et juridique : nous décidons aujourd’hui du climat des générations futures, et ces choix nous engagent collectivement.

5. Conclusion :

Nous avons vu que même les distinctions les plus simples peuvent rapidement se compliquer. Derrière chaque concept se cachent de nombreuses nuances. Dire ce qu’est vraiment le climat n’a rien d’évident. Il en va de même pour la notion de risque, étroitement liée à celle de hasard — à la fois scientifique et philosophique. Nous avons aussi exploré les liens entre science et opinion publique, en soulignant l’importance de bien présenter les données pour un public non spécialiste. Enfin, nous avons évoqué la vision que Jean Jouzel et Hervé Le Treut proposent du climat à venir.

Il nous semble important de conclure sur une note positive – et la tâche est dure lorsqu’on parle de climat futur… Nous laissons donc le soin de conclure à Jean Jouzel :

« Il faut inviter les jeunes à s’orienter vers la recherche, y compris la recherche fondamentale. Elle est créatrice de dynamisme économique. L’Europe pourrait être au coeur de la lutte contre le réchauffement climatique, mais on ne réussira que s’il y a beaucoup de recherche, d’inventivité, et d’innovation. C’est sans nul doute un monde très attractif pour les jeunes d’aujourd’hui, et je souhaite vraiment qu’ils s’engagent dans ces carrières de recherche. »10

  1. Les citations, que nous avons regroupées sous forme de tableau, proviennent du chapitre premier – et particulièrement de l’introduction faite par Dominique Bourg. Les sections du livre et leurs sous-divisions procèdent selon cette structure : i) exposé général de Dominique Bourg ii) réponse de Jean Jouzel iii) réponses et objections d’Hervé Le Treut.
  2. “Physics Needs Philosophy. Philosophy Needs Physics”, 2018, Carlo Rovelli (la traduction des passages n’est pas officielle)
  3. Ibid.
  4. Ibid.
  5. https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-le-rapport-du-giec-vaincu-par-le-gel
  6. De l’autorité, Colloque annuel du Collège de France, « Comment justifier l’autorité scientifique ? », Jean Bricmont
  7. Ibid.
  8. L’opinion publique et la science
  9. Noami ORESKES et Erik CONWAY, “Merchants of Doubt: How a Handful of Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global Warming”
  10. Climats passés, climats futurs, Les grandes voix de la recherche, Jean Jouzel

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